Né dans le Bessin en 1943, Serge Saint a passé enfance et adolescence à Asnelles, où son père était instituteur. Élève au lycée Laplace de Caen en électronique, il travaillera dans plusieurs usines dont RVI et Blaupunkt. Mais ce milieu ne lui convient pas spécialement
, raconte Pascale Hébert, présidente de l’association.

Il se lance dans la récupération de ferrailles, après avoir travaillé chez Breuil, ferrailleur. Parallèlement, ce passionné de rugby crée le club d’Hérouville. À la fin des années 1970, il commence à s’intéresser à la sculpture.
Il s’installe sur le terrain de moto-cross de Basly, vivant dans un mobil home, dans des conditions rudimentaires. Il travaille le bois, la pierre de Caen, le béton cellulaire, puis la terre glaise et le plâtre.
Mais il voit plus grand et se lance dans les sculptures monumentales, utilisant du polystyrène, de la fibre de verre et de la résine. Ses femmes aux formes rondes et alanguies inspirent la douceur. Il intervient aussi auprès d’enfants de 7 à 12 ans à qui il sait transmettre sa passion pour l’art.
À son décès, en 2010, sa famille a fait don des sculptures monumentales à 17 communes du Bessin. Le livre retrace son parcours avec des témoignages et 574 photographies.
Le livre « Sculpteur monumental » est vendu au prix de 20 €.
Source : Ouest-France lien de l’article
